Sous le pseudo de Léo se cache un ex-professeur de français, pré-pensionné depuis peu.

Lire a été pour lui une agréable obligation professionnelle mais aussi un loisir délectable, une passion !

A présent qu'il a du temps devant lui, il souhaite partager ses plaisirs de lecteur, ses coups de cœur, ses avis personnels, ses comptes-rendus de lecture... sans prétention aucune!

Simplement partager... et quel meilleur lieu que la bibliothèque communale , une librairie et un blog pour y déposer les quelques« fiches » qu'il a rédigées ?




jeudi 2 juin 2011

LATYNINA, Julia, Caucase Circus, Actes Sud, 2011


Après avoir lu avec beaucoup de plaisir les polars d'Alexandra MARININA qui nous décrivait, d'après mes expériences, une société russe tout à fait réaliste; on tombe, avec LATYNINA, dans un « cirque (et c'est le mot!) » caucasien dont les seuls mots-clés sont : fratrie, honneur et dettes d'hon­neur, vendetta, omerta, magouilles, corruptions (en milliers, centaines et millions de dollars!), inti­midations, népotisme, activisme, terrorisme... « Ici, ils étaient l'élite de la société, ils s'achetaient des fauteuils de ministres à coups de fric ou de menaces. » C'est la loi du plus riche ou du plus violent qui élimine froidement et en toute impunité le moindre gêneur dans cette République (ima­ginaire) d'Avarie (eh oui!) -Dargo-Nord située dans le Caucase, et qui ressemble sans doute (peut-être) à une certaine Tchétchénie, à laquelle l'auteure fait souvent référence. De plus, si vous voulez vous retrouver dans l'imbroglio des personnages aux noms russes imprononçables, prenez des notes ! « Caucase Circus » est le premier d'une trilogie et je me contenterai d'en lire en partie le pre­mier tome. « Hallucinant », dit la présentation éditoriale, oui ! au point d'en avoir un mal de crâne car dans un cirque « on ne peut que tourner en rond ! » En espérant qu'il ne s'agisse que de fiction !

2 commentaires:

  1. L' Avarie-Dargo-Nord, cher Monsieur, c'est le Daghestan ! Et je peux vous assurer qu'il ne s'agit pas de fiction. La seule chose inventée, c'est ce nom de pays et quelques noms de personnages (qui vous semblent si étranges).
    Pour peu qu'on s'y intéresse, ce roman qui n'en n'est pas un nous décrit le véritable Caucase du Nord tel que nos états dits civilisés ne veulent pas le voir. Allez au bout du livre et espérez les suivants, il faut ouvrir les yeux !

    RépondreSupprimer
  2. Je pense que Avarie aurait dû être écrit en français "Avaria" qui fait ou faisait (à un moment donné) référence dans certains cercles nationalistes au territoire habité par les Avars, et par extension le Daguestan.

    RépondreSupprimer