Sous le pseudo de Léo se cache un ex-professeur de français, pré-pensionné depuis peu.

Lire a été pour lui une agréable obligation professionnelle mais aussi un loisir délectable, une passion !

A présent qu'il a du temps devant lui, il souhaite partager ses plaisirs de lecteur, ses coups de cœur, ses avis personnels, ses comptes-rendus de lecture... sans prétention aucune!

Simplement partager... et quel meilleur lieu que la bibliothèque communale , une librairie et un blog pour y déposer les quelques« fiches » qu'il a rédigées ?




dimanche 7 novembre 2010

CLAUDEL, Philippe, Enquête, Stock, 2010

L'Enquêteur est envoyé en mission pour découvrir la cause des nombreux suicides au sein de l'Entreprise – allusion sans doute aux nombreux suicides en France.
Enquête ? Quelle enquête ? Sinon une quête sur le sens de l'existence puisque Claudel se fait ici philosophe : il se la joue à la Kafka, à la Orwell. « Enquête » est une allégorie, une métaphore de la déshumanisation. Pas de noms mais l'Enquêteur, le Portier, le Serveur, le Veilleur, le Responsable, le Guide, le Fondateur, le Policier...
[Je ne pense pas, on pense à travers moi, ou plutôt on me pense. Je n'ai la possibilité d'aucune initiative.] [Ceci n'est pas une réalité. Je suis dans un roman, ou dans un rêve, et d'ailleurs sans doute pas dans un de mes propres rêves, mais dans le rêve de quelqu'un d'autre, un être compliqué, pervers, qui s'amuse à mes dépens.]
Monde de l'absurde et du surréel, « L'enquête » est un roman troublant, déroutant, dérangeant, obsédant, interpellant...
Géraldine n'a pas aimé et moi, je ne sais pas si j'ai vraiment aimé mais en tout cas pas détesté. La prose de P.Claudel reste l'atout majeur de ce récit noir.

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