Sous le pseudo de Léo se cache un ex-professeur de français, pré-pensionné depuis peu.

Lire a été pour lui une agréable obligation professionnelle mais aussi un loisir délectable, une passion !

A présent qu'il a du temps devant lui, il souhaite partager ses plaisirs de lecteur, ses coups de cœur, ses avis personnels, ses comptes-rendus de lecture... sans prétention aucune!

Simplement partager... et quel meilleur lieu que la bibliothèque communale , une librairie et un blog pour y déposer les quelques« fiches » qu'il a rédigées ?





mardi 19 avril 2011

INDRIDASON, Arnaldur, La rivière noire, Métailié noir, 2011, 300 p.

Un homme jeune est retrouvé dans un bain de sang, la gorge ouverte, dans son appartement. On découvre dans ses poches du rohypnol (drogue du viol). En l'absence d'Erlendur, parti se reposer, c'est Elinborg et son équipe qui vont mener l'enquête. Au-delà du polar habituel, encore une fois, c'est le côté psychologique qui l'emporte sur l'enquête : les viols, les relations familiales et toujours ce mélange de vie professionnelle et de vie privée de l'enquêtrice. On a également droit aux habitudes alimentaires et quotidiennes des Islandais, ce que j'estime être un plus puisqu'on partage ainsi une culture méconnue. On cafouille parfois avec les noms : Erlendur, Runolfur, Sigurdur, Unnur, Birkir, Hallgerdur...
Bon moment de lecture !
Voir aussi : « La femme en vert » et « Hiver arctique ».

samedi 16 avril 2011

MARININA, Alexandra, La 7ème victime, Le Seuil , 2011, 486 p.

Après « Le requiem », je me devais de lire le dernier roman de la même auteure. Dans « La 7ème victime », on retrouve avec plaisir les mêmes personnages, notamment Anastasia Kamenskaïa, lieutenant-colonel de la milice de Moscou et Tatiana Obraztsova, juge d'instruction et auteur de romans policiers. Qui de l'une ou de l'autre est menacée de mort suite à une interview télévisée en duplex des deux femmes ? L'intrigue est originale et parfaite. Elle se déroule dans une atmosphère et un décor tout à fait slaves qui correspondent à mes propres expériences ukrainiennes. C'est un polar réaliste, psychologique, social et philosophique qui met en scène des personnages intègres emplis de leur mission et qui évite de tomber dans les stéréotypes de politique, de magouilles et de corruptions à la russe. Un vrai régal, un nectar de polar !

dimanche 10 avril 2011

IRVING, John, Dernière nuit à Twisted River, Le Seuil , 2011, 561 p.

Cette espèce de saga familiale, celle de la famille Baciagalupo (le baiser du loup), nous fait revisiter 50 ans d'histoire américaine (pas la grande, la quotidienne) à travers les récits anecdotiques de la vie de Dominic, le « cuistot »; Danny, le fils; Joe, le petit-fils; Ketchum, l'ami; Jane l'Indienne; Pack de Six; Charlotte; Amy Tombe du Ciel... C'est également le récit d'une fuite (on voyage beaucoup!) et de rencontres dans lequel on salive beaucoup avec les plats et les recettes du « Cuistot » italien. Danny, le fils écrivain reconnu, se livre, comme Irving, à une mise en abyme de son oeuvre romanesque qui est sa vie sans être sa vie : la fiction se nourrissant de la réalité sans être la réalité. Tout comme Irving et Danny, j'ai pu insérer quelques points-virgules dans ce compte-rendu. Même si l'on se perd quelque peu dans le cadre temporel, on s'attache aux personnages « baroques » de ce roman très bien écrit (traduit). C'était mon premier Irving !

jeudi 31 mars 2011

CLAISE, Michel, Souvenirs du Rif, Ed. Luce Wilkin, 2010, 271 p. (roman belge)

Le Rif marocain rime avec kif, cette résine de cannabis ou haschisch, plante cultivée de manière intensive dans la partie centrale du Rif, et qui dit « haschisch » dit trafic. C'est au démantèlement d'un gros « cartel » que vont s'atteler Alain Denayer et son équipe de la brigade des stups, aidés par Violaine Paquet de la criminalité financière et par l'incorruptible policier marocain Nasri Ben Azzouz.
« Souvenirs du Rif » tient autant du polar avec ses rebondissements habituels que du reportage. Le lecteur est au fait de toute l'organisation : du gros patron au petit dealer, de la culture, du transport, des passeurs, de la revente... et jusqu'au blanchiment d'argent et aux paradis fiscaux. Si le roman paraît un peu lent au départ, les événements vont se précipiter par la suite. (L'auteur belge est juge d'instruction.)

lundi 28 mars 2011

RAISIN, Ross, La fugue, Rivages, 2011, 301 p.

Sam Marsdyke, le narrateur, 19 ans, vit dans la ferme familiale du Yorkshire et passe ses journées à garder les moutons, à se promener avec ses chiens et à épier les promeneurs. La fille de la nouvelle famille qui vient s'installer près de chez lui l'allume et il en tombe amoureux. Dans la tête de Sam, ça n'arrête pas de gamberger : il pense à la place des autres, il vit dans son monde restreint. Il imagine, mais est incapable de différencier le réel de l'imaginaire. Sam est du genre un peu attardé et considéré comme l'idiot du village dont tout le monde se méfie. Il va fuguer avec sa voisine. Roman sordide, dérangeant, mais on rentre vite dans l'univers de Sam au langage simple et limité. J'ai bien aimé.

mercredi 23 mars 2011

HASSE, Hella S., La chasse aux étoiles, Actes Sud, 2011, 293 p.

En cette soirée de la Saint-Nicolas (1930), le jeune et pauvre journaliste Casper-Jan van der Sevensterre doit écrire un article/nouvelle sur le sort de l'être solitaire et triste le soir où tous font la fête. Un mystérieux colis lui est envoyé : il contient une étoile d'or sertie de grenats. Qui lui a envoyé ce bijou ? Par un concours de circonstances et de coïncidences très fortuites, il apprend la légende qui entoure l'étoile et Casper-Jan va partir à la recherche des 6 autres étoiles qui une fois réunies devraient lui faire découvrir de l'or. Ce personnage doux, naïf et maladroit va s'empêtrer dans des aventures plus ou moins périlleuses à la limite du burlesque. Ecrit en 1949 et traduit du néerlandais, ce récit au style quelque peu vieillot et aux sonorités quelques fois rurales m'a fait penser à Maupassant et à Adamek. Sans être un chef d’œuvre, ce roman m'a fait passer un moment vraiment agréable.

lundi 21 mars 2011

PAYET, Jean-Michel, ÆRKΔOS, Les Grandes Personnes, 2011, 1036 p.

1. Les Frères de la Ville Morte.
2, L'Héritier des Akhangaar
3. Les Faiseurs de Mondes

Ærkaos est une trilogie fantastique/fantasy réunie par les Editions « Les Grandes Personnes » et destinée aux pré-ados et ados bons lecteurs (vu la « brique »). Langage simple, écriture épurée, style agréable, intrigue très bien construite et très correcte avec des personnages principaux attachants (Oona et Ferdinand). De plus, présentation soignée avec des pages aux coins arrondis, papier agréable au toucher, ... A conseiller !