Long roman historique qui plonge le lecteur dans une Constantinople/Byzance du XIIIème S. qui se reconstruit progressivement après son sac et son pillage 50 ans plus tôt par les Croisés et plus particulièrement par les Vénitiens.
Anna Lascaris se déguise en un médecin eunuque et revient à Constantinople pour trouver les preuves qui devraient disculper son frère Justinien du meurtre dont il est accusé. Sa condition de médecin eunuque lui permettra d'approcher autant les hommes que les femmes haut placés pour mener à bien ses recherches. L'intrigue nous plonge dans une atmosphère de complots et d'intrigues politico-religieuses, de trahisons, de corruptions, de vengeances, de querelles religieuses à la byzantine... La papauté ne s'en sort pas grandie pas plus que les églises romaine et orthodoxe. On voyage également beaucoup ! Plaisir de lecture
Sous le pseudo de Léo se cache un ex-professeur de français, pré-pensionné depuis peu.
Lire a été pour lui une agréable obligation professionnelle mais aussi un loisir délectable, une passion !
A présent qu'il a du temps devant lui, il souhaite partager ses plaisirs de lecteur, ses coups de cœur, ses avis personnels, ses comptes-rendus de lecture... sans prétention aucune!
Simplement partager... et quel meilleur lieu que la bibliothèque communale , une librairie et un blog pour y déposer les quelques« fiches » qu'il a rédigées ?
vendredi 18 mars 2011
vendredi 11 mars 2011
CHAON, Dan, Cette vie ou une autre, Albin Michel, 2011
« Cette vie ou une autre » est un roman psychologique qui relate le destin de trois personnages qui mènent leur vie tant bien que mal : Lucy quitte tout pour suivre son prof d'histoire charismatique, Ryan va retrouver son père biologique au passé pas très net et Miles part à la recherche de son frère jumeau schizophrène. Tous trois sont des êtres déracinés aux personnalités fragiles, influençables, fuyantes et peu affirmées en quête de leur identité, de leur moi profond.
Chaon trace ainsi une espèce de jeu de piste semé d'indices glissés avec minutie et au compte-gouttes qui créent une ambiance particulière et perturbante où il est question de psychologie, de schizophrénie, de paranoïa et d'usurpations d'identités.
Récit original et troublant, espèce de toile d'araignée dans laquelle le lecteur n'a pas intérêt à en perdre le fil. Plaisir !
Chaon trace ainsi une espèce de jeu de piste semé d'indices glissés avec minutie et au compte-gouttes qui créent une ambiance particulière et perturbante où il est question de psychologie, de schizophrénie, de paranoïa et d'usurpations d'identités.
Récit original et troublant, espèce de toile d'araignée dans laquelle le lecteur n'a pas intérêt à en perdre le fil. Plaisir !
lundi 7 mars 2011
CARDETTI, Raphaël, Le sculpteur d'Ames, Fleuve Noir, 2010
La Fondation Stern, une restauratrice quelque peu désabusée par la vie, un japonais sculpteur de corps humains dont l'exposition « Ars Mortis » fait scandale à Paris, un conservateur-expert véreux, un faussaire très doué, un truand imbuvable, une responsable du FBI... vous mélangez le tout et cela vous donne un thriller dans le monde de l'art. Pas vraiment original mais c'est agréable et plaisant à lire.
lundi 28 février 2011
LARSON, Leslie, Bons baisers de Cora Sledge, Ed. 10/18, 2011
Cora Sledge est une personne âgée de 82 ans, veuve, 136 kg, qui se goinfre d'anxiolytiques, qui souffre d'asthme, qui fume et qui a des difficultés pour se prendre en mains aux dires de ses trois enfants. Ils vont donc la placer contre son gré dans une maison de repos qu'on préfère appeler « résidence médicalisée ». Là, elle se la joue à la « Tatie Danielle » : désagréable avec presque tout le monde, acariâtre, aux remarques et aux propos pas toujours politiquement corrects. Sa nièce Emma lui a offert un cahier et un stylo et elle se demande bien pourquoi d'ailleurs : cadeau absolument saugrenu. Mais Cora s'ennuie et elle commence à écrire tout ce qu'elle pense. C'est à travers ses cahiers écrits dans une langue directe et verte qu'elle va transcrire sa vie passée et sa vie dans ce home. Récit intimiste et révélateur des pensées d'une personne âgée à qui la vie n'a pas toujours sourit mais qui garde une énergie le plus souvent agressive. Ses cahiers seront pour elle une façon de refermer des portes. Cora est un personnage attachant !
jeudi 24 février 2011
LÄCKBERG, Camilla, L'enfant allemand, Actes Sud, 2011
Erika a bien des difficultés à se concentrer sur l'écriture de son roman bien que Patrik ait pris un congé parental pour s'occuper de Maja. La découverte d'une médaille, d'une brassière tachée de sang séché dans une malle au grenier et de carnets intimes va décider Erika à enquêter sur le passé de sa mère qu'elle connaît mal. C'est alors un va-et-vient entre les années de guerre (1943-1945) et aujourd'hui. Il est question tantôt de pro-nazis et tantôt de néonazis. Toute une histoire ! Des épisodes courts qui font passer le lecteur d'une période à l'autre, d'un personnage à l'autre, d'un fait à un autre créent tout le rythme du roman et font que le lecteur s'attache aux différents personnages récurrents des romans de Läckberg. L'enquête en soi reste secondaire et c'est le rapport des personnages entre eux et les problèmes de société qui rendent le récit très intéressant. C'est le 5ème roman de l'auteure, le plus élaboré et le plus réussi. Déjà enchanté par les précédents, j'ai été ébloui par celui-ci.
samedi 19 février 2011
COE, Jonathan, La vie très privée de Mr Sim, Gallimard, 2011
« Alors, il y a du neuf pour mon épitaphe : Ci-gît Maxwel Sim, quantité la plus négligeable qui ait vu le jour. » (Dixit Sam, p.378) C'est ainsi que se voit Max. Sa femme, Caroline, dont il est séparé, dit de lui : « Comment avoir de l'affection pour un homme qui ne s'aime pas lui-même ! » (p.27)
Et voilà la vie de Max, 48 ans, loser désabusé et dépressif, qui tente de survivre malgré son mal-aise, son mal-être, son mal-vivre et qui enchaîne gaffe sur gaffe dans ses relations avec les autres.
Le récit est néanmoins loin d'être noir, tout teinté d'humour à la britannique. On se surprend souvent à sourire (notamment quand le père de Max emporte en voyage la télécommande à la place de son Gsm). Mais à travers la vie très privée de Max, il y a également des regards et des réflexions acerbes sur notre société consumériste. Malgré ses maladresses, Max est un personnage attachant et attendrissant. Le style est très agréable. On a parfois l'impression de partir à gauche et à droite, du passé au présent et vice-versa... mais la toile se construit progressivement avec une « chute » tout à fait inattendue. Ce fut un très bon moment de lecture.
Et voilà la vie de Max, 48 ans, loser désabusé et dépressif, qui tente de survivre malgré son mal-aise, son mal-être, son mal-vivre et qui enchaîne gaffe sur gaffe dans ses relations avec les autres.
Le récit est néanmoins loin d'être noir, tout teinté d'humour à la britannique. On se surprend souvent à sourire (notamment quand le père de Max emporte en voyage la télécommande à la place de son Gsm). Mais à travers la vie très privée de Max, il y a également des regards et des réflexions acerbes sur notre société consumériste. Malgré ses maladresses, Max est un personnage attachant et attendrissant. Le style est très agréable. On a parfois l'impression de partir à gauche et à droite, du passé au présent et vice-versa... mais la toile se construit progressivement avec une « chute » tout à fait inattendue. Ce fut un très bon moment de lecture.
mardi 15 février 2011
NUNN, Kem, Tijuana Straits, Sonatine, 2011
Tijuana, c'est cette frontière américano-mexicaine, au sud de la Californie : vallée qui charrie toutes les substances toxiques des usines frontalières, les clandestins et les passeurs de drogue. Trois personnages principaux : Samuel Fahey, dit Sam la Mouette, ex-surfeur, ex-dealer-toxicomane, ex taulard et solitaire qui entretient tant bien que mal sa ferme vermicole; Magdalena, la Madonne, jeune mexicaine qui aide les femmes perdues et qui poursuit les boss américains pollueurs des eaux et des vies mexicaines de la vallée en abandonnant leurs usines; Armando Santoya, un chicano-petit truand, qui poursuit Magdalena pour la tuer. La vie de Sam le reclus va être bouleversée par sa rencontre avec Magdalena en perdition dans les marais : doit-il la sauver s'il veut rester en paix ?
Si le rythme du début semble quelque peu nonchalant, on est pris par le style lyrique et puis par l'action qui se mue progressivement vers une cavalcade finale qui vous empêche de quitter le livre. Très belle écriture (traduction) scandée tantôt par le désespoir, tantôt par une énergie vitale... et l'on surfe sur ce roman comme Sam sur les vagues mythiques de la fureur du Mystic Peak. C'est beau, c'est grand, c'est puissant.
Si le rythme du début semble quelque peu nonchalant, on est pris par le style lyrique et puis par l'action qui se mue progressivement vers une cavalcade finale qui vous empêche de quitter le livre. Très belle écriture (traduction) scandée tantôt par le désespoir, tantôt par une énergie vitale... et l'on surfe sur ce roman comme Sam sur les vagues mythiques de la fureur du Mystic Peak. C'est beau, c'est grand, c'est puissant.
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